
Simenon et le voyage
Georges Simenon a vécu en France – à Paris, en Vendée, sur la côte méditerranéenne – et aux Etats-Unis. Il s’est toujours considéré comme « citoyen du monde », un individu sans frontière dont toute l’œuvre romanesque a tendu vers une quête : comprendre l’homme, l’homme nu, débarrassé de tous ses artifices, où qu’il soit. Et il est allé « à la rencontre des autres », pour reprendre le titre d’un de ses recueils de reportages.
Les années 1930 sont pour lui celles des grands voyages : il sillonne l’Europe du Nord en bateau par les canaux, visite l’Afrique noire via l’Egypte, réalise un tour d’Europe qui l’emmène dans les pays de l’Est et en U.R.S.S., fait le tour de la Méditerranée en voilier, accomplit un « tour du monde en 155 jours » qui l’emmène en Polynésie, en Océanie, en Amérique centrale.
« Si je suis parti à l’aventure à travers le monde – j’ai passé ma vie à partir, j’ai eu trente-trois domiciles –, c’est que je voulais toujours connaître autre chose », confie-t-il à Bernard Pivot en 1981. Simple curiosité ? Pas seulement. Il rapporte de ses voyages des reportages qui paraissent dans des revues, et, surtout, il emmagasine des images et des sensations qui nourriront l’œuvre en cours et à venir.
Jean-François MERLE
Voir la table de presse le jour de la conférence le 25 mai 2019....
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