L’imaginaire français et l’incarnation présidentielle
des candidat.es
Avec Stéphane Rozès
Président de Cap et enseignant à Sciences-Po.
Quelle représentation les citoyens se font-ils de celui, ou celle, qui peut être président.e? Au delà du projet politique, la personnalité des candidats représente une incarnation qui dans la dernière période occupe de plus en plus de place dans les motivations de vote.
Depuis 1962, l’élection présidentielle est au cœur de notre système démocratique. L’élection au suffrage universel a bien entendu renforcé la personnalisation du pouvoir. La présidentielle serait « la rencontre d’un Homme avec le peuple » comme le résumait le Général de Gaulle. La plupart des candidat.es depuis l’ont redit. Beaucoup parlent à ce propos de « monarchie républicaine ». La fonction présidentielle aurait ainsi une dimension spirituelle et temporelle.
Stéphane Rozès, fin analyste de notre système de vie politique sera notre invité. Comme sondeur, dirigeant de l’Institut CSA, puis comme Conseil, Il a travaillé confidentiellement pour 16 candidats lors de 4 présidentielles et 3 Présidents de la République.
Il voit dans cette élection le moment de réactivation de notre Imaginaire dont les candidats sont les acteurs.
Mais comment se forme cet imaginaire ? A quoi correspond t-il ? En quoi ces institutions et cette incarnation correspondent-ils à notre Imaginaire ? S’agit-il d’une dérive du système constitutionnel de la Vème République ou d’un inconscient collectif ?
Pourquoi dans la dernière période cette dimension d’incarnation de la fonction présidentielle est-elle devenue prépondérante ?
Comment certains candidats peuvent-ils contribuer à construire cette incarnation ? Est-elle un invariant ou une humeur du moment ? Comment comprendre le phénomène Zemmour ?
Quels sont les enjeux actuels de la Présidentielle ? En quoi la nouvelle période post-pandémique change t-elle ce que l’on attend du futur locataire de l’Elysée et de l’exercice de sa fonction ?
Stéphane Rozès viendra nous exposer son analyse avant un moment d’échange avec lui.
Bernard Wolfer
Président du Cercle Condorcet
Le lundi 27 janvier 2020 - De 18h30 à 20h30
Salle 2, Maison des Métallos
(après la salle Rol-Tanguy)
94 Rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
Métro : Parmentier, Couronnes, bus 96
La Laïcité française serait-elle le seul lien qui nous reste ?
Avec Philippe PORTIER
La laïcité est un sujet particulièrement sensible dans notre pays, objet de constantes controverses souvent conflictuelles et très médiatisées, depuis bientôt trente ans et « l’affaire des foulards ».
La présence accrue de l’Islam, depuis les années soixante, l’évolution permanente des mœurs et donc des comportements, le moment « sécuritaire » depuis le début des années 2000, tous ces éléments interpellent en permanence cette conception apparemment « franco-française » de la laïcité telle que la définit la Loi de 1905.
Serait-ce lié au fait que c’est dans notre pays qu’est née – au Siècle des Lumières – cette pensée politique fondée sur la souveraineté des Hommes et non plus sur celle de Dieu, conférant ainsi à l’Etat une position de surplomb, de neutralité à l’égard des conceptions plurielles de vie existant dans la société ?
Pourtant, d’autres pays démocratiques maintiennent un lien juridique avec un ou plusieurs cultes. Depuis la 5ème République, ont aussi émergé en France d’autres formes de dialogue entre Etat et religions, à propos de l‘enseignement en particulier, et non sans difficultés.
Dans son ouvrage[1], Philippe Portier replace le moment actuel de la laïcité dans l’histoire longue du régime des cultes en France et distingue trois formes de relations entre l’Etat et les religions, trois modèles de laïcité – et ce – dans des pays revendiquant la liberté de conscience :
L’inflexion sécuritaire est de plus en plus visible dans l’actualité de notre pays. Le « communautarisme » menacerait-il l’idée de la diversité, le caractère pluriel de la France ? Une religion, l’Islam contribuerait-elle à sa mise en cause, à tels points que la loi de 1905 est régulièrement promise à des modifications…
Enfin, la laïcité serait-elle le seul lien qui subsiste dans notre société éclatée, individualiste et parfois repliée sur elle-même ?
Bernard Wolfer
Président du Cercle Condorcet de Paris
Les matières premières : chance ou malédiction
Avec Philippe Chalmin
Professeur à l’université Paris-Dauphine
A PARIS
Les 30 ans du cercle Condorcet de Paris
Brochure : les 30 ans du cercle Condorcet de Paris
Colloque lors du 30ème anniversaire du Cercle Condorcet de Paris en video
https://www.youtube.com/watch?time_continue=17&v=VAku18jXzyI
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