CERCLE CONDORCET DU SENONAIS
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Jean-Michel DELACOMPTEE

                                   

Après des études de lettres, JM Delacomptée a occupé un poste d’enseignant à l’institut français de Kyoto puis de conseiller culturel à Jérusalem, avant de remplir, pendant dix ans, différentes fonctions à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères. Maître de conférences habilité en littérature française, il a ensuite enseigné à l’université Bordeaux III puis à l’université Paris 8 Vincennes-Saint Denis. Il dirige désormais la collection « Nos Vies » qu’il a créée en 2015 aux éditions Gallimard.

Sa production d’écrivain consiste principalement en des portraits de personnages historiques et de gens de lettres. Personnages historiques : Henriette d’Angleterre avec Madame la Cour la Mort (1993), La Boétie avec Et qu’un seul soit l’ami (1995), François II avec Le Roi Miniature (2000). Gens de lettres : Racine avec Racine en majesté (1999), Mme de Motteville avec Je ne serai peintre que pour elle (2003), Ambroise Paré avec Ambroise Paré La main savante (2007, Bossuet avec Langue morte Bossuet (2009), enfin le duc de Saint-Simon avec La grandeur Saint-Simon (2011).), ou encore). A l’exception du Racine paru chez Flammarion, ces portraits littéraires* ont tous été publiés chez Gallimard dans la collection « L’un et l’autre », de même que le dernier livre de cette collection, Ecrire pour quelqu’un (2014). Il a également publié, toujours chez Gallimard, un Petit éloge des amoureux du silence*, ainsi que la Lettre de Montaigne à son père sur la mort d’Etienne de la Boétie et Ambroise Paré, Discours de la momie et de la licorne. Il a ailleurs publié les Mémoires de Mme de Motteville dans la collection « Le temps retrouvé » au Mercure de France (2004), deux romans, Jalousies (2004) et La vie de bureau (2006), chez Calmann-Lévy, ainsi qu’une analyse de La Princesse de Clèves, Passions*, chez Arléa (2012). Enfin, il a publié en septembre 2015 Adieu Montaigne, chez Fayard.

Son site : http://www.jeanmicheldelacomptee.fr/

 

Jean-Michel DELACOMPTEE à La Grande LIBRAIRIE

La communication, le langage etc. À l’heure où l’on ne cesse de s'exprimer, de s'épancher, d’échanger comme jamais... la langue au sens de Flaubert respire-t-elle encore ? « Conçue, à l’origine, pour être écrite avant d’être parlée, la langue française a toujours obéi à une double vocation, politique et esthétique ». Dans « Notre langue française », qu’il publie aux éditions Fayard, l'écrivain Jean-Michel Delacomptée met en évidence l'appauvrissement du vocabulaire et de la syntaxe.

 

Entretien avec le Figaro, "Sans accès à la grande littérature, l’horizon des jeunes gens se rétrécit" JMD

 


Conférences


LE MONDE | 

Mis à jour le  Propos recueillis par Laurent Carpentier

Evolution de la langue française : « Un langage qui se déstructure, c’est une pensée qui s’amollit »

Avec « Notre langue française », paru chez Fayard, l’écrivain Jean-Michel Delacomptée signe un essai aux allures de manifeste.

« L’inquiétude de la langue, elle me tient depuis toujours », explique Jean-Michel Delacomptée en tirant sur sa bouffarde. Le gamin de Sartrouville, en banlieue parisienne, un brin voyou, viré du lycée avant d’être envoyé en pension faire ses humanités, est devenu un avocat intraitable de l’orthographe et de la syntaxe. Vingt ans dans la diplomatie culturelle (prof au Japon, au Laos, en Cisjordanie), puis enseignant à l’université Paris-VIII, à Saint-Denis, l’écrivain signe aujourd’hui, à 69 ans, un essai aux allures de manifeste : Notre langue française (Fayard, 220 p., 18 €).

Dans votre livre, vous expliquez qu’il n’y a pas « une » mais « des » langues françaises. Vous en nommez sept. La plus précieuse à vos yeux, c’est ce que vous appelez la « haute langue » ?

C’est la langue de la littérature. La langue écrite de haut vol, exigeante, tenue, qui rend compte de la complexité du monde. Si un type comme de Gaulle n’avait pas eu une telle conscience de la grandeur de la langue, je ne suis pas sûr qu’il aurait pu tenir le discours du 18 juin, ni qu’il aurait été écouté. Une langue, c’est une énergie. Et la nôtre se dévitalise. Comme la poésie, dont elle est l’organe, son destin est celui de la marginalisation. Aujourd’hui, un roman où les phrases dépassent quatre mots, on le dit incompréhensible. Ainsi, elle se déstructure, s’appauvrit.

C’est ce que vous pensez aussi de ce que vous appelez le « langage standard »…

En effet, même la langue du quotidien, pragmatique, utilitaire, se déstructure. Or, un langage qui se déstructure, c’est une pensée qui s’amollit, qui branle dans le manche. Uniformisation. Castration symbolique. La correction politique agit comme un véritable carcan qui la prive de spontanéité. La radio et, surtout, la télé conjuguant l’aplatissement.

Le verbe nous insuffle. Il nous traverse, il nous fait être. 


Plus d'infos.....

Petit éloge des amoureux du silence

Lettre de consolation à un ami écrivain

Téléphone portable en classe !

 

Cours de philosophie 2018-2019 par Michel Gandolfo,

LECTURES DE MONTAIGNE

 

Cours de philosophie 2017-2018 par Michel Gandolfo,

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• 1 Réaction

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    Isabelle Bard

    Le 18 Juin 2021 à 13:02:17

    Mesdames, messieurs,
    Merci de cette très belle présentation de Jean-Michel Delacomptée, sur laquelle je suis tombée tout à fait par hasard, étant en fait à la recherche d'une adresse, postale ou électronique, pour envoyer un mot à cet auteur que j'aime et que j'admire. Je vous écris surtout pour vous signaler la chose suivante, assez gênante : quand on clique sur le lien vers son site, on se retrouve sur la page d'un magasion en ligne de sextoys ! Son site aurait-il été piraté ? 

    Si par ailleurs vous pouviez m'aider à contacter M. Delacomptée en faisant suivre ce message à son adresse de courriel (si tant est qu'elle vous soit connue), je vous en serais très reconnaissante. 

    Salutations sincères,
    Isabelle Bard

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