Docteur Bernard TURPIN



Conférence du Docteur Bernard TURPIN.... le diaporama


Perturbateurs endocriniens
avec Bernard Turpin

Cette question des "perturbateurs endocriniens " me paraît un enjeu majeur de santé publique et un enjeu citoyen : elle est régulièrement évoquée dans l'actualité...sans que l'opinion soit éclairée avec rigueur, l'inquiétude est croissante : les politiques ne semblent pas perméables aux alertes des scientifiques...sous l'effet des lobbies qui défendent des enjeux financiers massifs ?
M. Gandolfo

L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), le Conseil général de l’environnement et du développement durable et le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux ont remis à leurs ministères de tutelle, courant janvier, un rapport d’évaluation de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens commandé en août 2017 par le gouvernement. lire la suite....
Lettre à Monsieur le ministre de l'agriculture. Le Monde. Le 29 octobre 2018.
André CICOLELLA - Président RES
Tout comme le cancer du sein, le cancer de la prostate est la conséquence d'une perturbation hormonale. Et, comme le cancer du sein, son incidence a grimpé de façon alarmante au cours des vingt dernières années : le nombre de cas a triplé. En 2013, dans le monde, 3,2 millions d'hommes ont été touchés et 800 000 sont morts. À titre de comparaison, la même année, on a enregistré 2,1 millions de nouveaux cas de sida et 1,1 million de décès. Pourtant, si l'on emploie le terme " épidémie " pour le sida, ce n'est pas le cas pour le cancer de la prostate. Pourquoi ? Parce que cette progression est généralement perçue comme la conséquence normale du vieillissement et des progrès du dépistage.
Or, ces explications sont tout à fait insuffisantes. La meilleure preuve en est la répartition inégale de la maladie sur la planète. La Norvège connaît 110 fois plus de cas que le Bhoutan. Et on en meurt 125 fois plus aux Antilles françaises qu'au Bouthan ! L'environnement est donc bien en cause.
Ce livre traite aussi, plus largement, des troubles de la reproduction masculine (cancer des testicules, malformations génitales, baisse de la qualité du sperme.). Pour eux comme pour le cancer de la prostate, les données scientifiques les plus récentes permettent de comprendre les raisons de l'épidémie, en particulier celles liées à la contamination chimique de type perturbateurs endocriniens, à l'âge adulte mais surtout in utero.
Compte tenu de ces données, nous dit André Cicollela, il est urgent d'informer les citoyens pour les pousser à agir sur leur environnement et à réclamer une véritable politique de santé tournée vers la lutte contre toutes les maladies chroniques : ces maladies qui auraient dû rester rares.
André Cicolella est chimiste, toxicologue, ancien conseiller scientifique à l'Institut national de l'environnement et des risques (Ineris) et enseignant en santé environnementale à Sciences Po. Il préside l'association Réseau environnement santé (RES), à l'origine de l'interdiction du bisphénol A dans les biberons et du percholoroéthylène pour le nettoyage à sec. Il est l'auteur de Cancer du sein : en finir avec l'épidémie (Les petits matins, octobre 2016).
Les perturbateurs endocriniens en accusation - Cancer de la prostate et reproduction masculine Broché – 16 mai 2018
EUR 10,00 € Broché